Mon frère, médecin généraliste à NANTES, est décédé à soixante cinq ans d'une leucémie. Comme par hasard, il a fait sont service militaire au Sahara, affecté à COLOMB-BECHAR et envoyé à Hämaguir en qualité de médecin-chef. Reggane n'est pas si loin que les radiations soient innocentes.
Mon frère n'a jamais aimé faire de vagues, pourtant, sa veuve aurait certainement apprécié que l'État reconnaisse sa responsabilité.
Ne nous berçons pas d'illusion.
A son départ de la présidence de l'assemblée Mr Debré a fait un cadeau aux députés.
Lorsqu'ils quittaient leur "emploi" avant maintien de salaire pendant 6 mois aujourd'hui 60 mois.
Ne parlons pas des retraites certains régimes spéciaux sont oubliés.
Pour le reste de la populace liée à Reggane et Moruroa il appartient à l'état de faire passer le temps afin que le maximum de personne soitent mortes pour avoir le minimum d'indemnité à verser.
Les miltaires appelés ont perçu des soldes mensuelle de l'ordre de 20 euros par mois et scandale des cigarettes qui peuvent être à l'origine de leur cancer.
Si l'état peut encore tenir 25 ans cela limiterai les dépenses.
Il ne suffit pas d'être malade il faut aussi prouver que la seule cause possible est le nucléaire "français" et non Tchernobyl"peut être que l'on va faire en sorte que les causes soient liées à ce dernier incident.
Alors adressez vous à l'état ukrénien !
Messieurs les "scientifiques" qui avez affirmé et confirmé la protection divine de notre France face au nuage de Tchernobyl préparez vous à vous renier.
L'Association Natioanle des Vétérans Victimes des Essais Nucléaires (ANVVEN) a toujours été favorable au vote d'une loi de reconnaissance et indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Après des décennies d'omerta servie par le fameux secret défense, le ministre Hervé Morin a eu le courage politique de lancer un projet. L'ANVVEN a fait des observations lors de l'entretien du 30 avril avec le ministre. C'est L'ANVVEN qui a saisi le Médiateur de la république lequel a fait des propositions positives en janvier dernier. Il a par aillleurs reconnu l'inadaptation du code des pensions militaires d'invalidité, une réglementation obsolète servie par un décret datant de 1959!Les vétérans cancéreux et veuves sont systématiquement déboutés devant le tribunal et c'est injuste. L'ANVVEN a saisi R Dati qui a fait suivre au secrétaire d'Etat aux AC; le chef de Cabinet M Suchod a mis cette affaire à l'étude. La France ne doit plus tolérer une justice approximative qui lèse ses plus fidèles serviteurs.
Le décret en CE proposé à l'appui de la loi Morin n° 1696 définit des secteurs angulaires délimitant les zones contaminées. Ces portions de camembert sont théoriques et inacceptables car les particules dégagées par une explosion en plein air (1960-1974) ne reconnaissent pas les frontières (cf professeur Pellerin et ministre Madelin lors de Tchernobyl)
Le décret va encore plus loin puisqu'il découpe l'atoll de Hao en plusieurs zones: le bâtiment A serait pollué mais pas le B . Ceux qui ont servi sur zone ne peuvent pas accepter ce découpage millimétré destiné à réduire le nombre d'indemnisations pour ceux qui ont le mieux servi la France. La loi Morin a fait naître des espoirs mais elle risque de n'être qu'un leurre ou une coquille vide.Aux parlementaires d'intervenir pour rétablir un juste équilibre.
Pierre Marhic
président de l'ANVVEN (tel 02 98 47 02 84)
voir notre site www.anvven.net
Mr Marhic juste une question les officiers qui ont servi dans ces lieux ont ls les mêmes difficultés que les sous officiers et hommes de troupe.
Comment sont traités les cas des premiers cités.
Et dans tout cela l'on oublie les populations locales, elles ont, par contre, subit de plein fouet le nuage ukrainien.
Les divinités et autre oracles français ne les point protégé.
Tous les militaires exposés au Sahara ou en Polynésie, notamment lors des tirs atmosphériques à l'air libre (1960-1974) demandent une pension d'invalidité qui est refusée à cause de l'impossibilité de prouver le lien de cause à effet...ce qu'a reconnu le Médiateur de la République. Le code des Pensions militaires d'invalidité est obsolète en ce concerne les maladies radio-induites. Par ailleurs, les officiers sont nettement moins nombreux que les sous officiers et hommes de rang; ils ont sans doute été moins exposés et hésitent à demander réparation par esprit de sacrifice. Nous avons parmi nos adhérents plusieurs officiers malades et veuves.
Concernant les populations locales (Sahara et Polynésie) , elles seront prises en compte par la loi Morin à condition d'avoir séjourné dans les secteurs angulaires fixés par le décret en CE; zones "camembert" théoriques que nous contestons. Quel scientifique peut prouver la validité de ces frontières artificielles?
Le cas de Tchernobyl est un accident civil qui ne rentre pas dans le cadre de la loi Morin relative aux essais nucléaires militaires. La proposition de loi présentée par C Taubira le 27 novembre 2008 incluait les dommages civils de Tchernobyl mais l'AN a rejeté le texte. Chacun se souvient des déclarations rassurantes du ministre de l'époque A Madelin et du professeur Pellerin. On peut noter que les employés des centrales AREVA, EDF...appliquent dispositif des maladies professionnelles pour obtenir réparation. C'est également valable pour le drame terrible de l'amiante.
Qui sera indemnisé si le couple est décédés depuis la fin des essais, ? Les enfants?,Les parents?
Bonjour,
Il y a eu aussi beaucoup de civils sur les sites d'expérimentation, venant du CEA, des entreprises associées et des travailleurs locaux.
Comment toutes ces personnes pourront démontrer leur présence ?
Pour A Morison: si le couple est décédé il est prévu que les ayants droit puissent demander une indemnisation. L'ANVVEN a souhaité que les ascendants (souvent la maman aujourd'hui âgée) puisse avoir la reconnaissance pour un fils prématurément décédé suite à son service militaire sur un site nucléaire.
Pour J Vidal: toutes les victimes des essais nucléaires seront prises en compte si elles souffrent d'une maladie classée radio-induite et si elles peuvent prouver qu'elles ont séjourné ou résidé sur un site en zone contaminée. Le décret en CE fixe des limites angulaires par rapport au point d'explosion. Ces zones "camembert"sont trop restrictives et assez théoriques car quel scientifique peut prouver que les particules se sont arrêtées à une ligne imaginaire déterminée par un azimut? Pour les travailleurs civils on peut penser que l'employeur sera sollicité. Pour les populations locales du Sahara et de Polynésie, il leur sera nécessaire de fournir des attestations qui restent à déterminer et à valider.
PS: le site LCP est en panne de video au moment où se déroule le débat à l'AN.
P Marhic
président de l'ANVVEN
voir notre site www.anvven.net
Merci de toutes ces précisions, donc, comment connaître les zones de séjour contaminant ? Hämaguir est ou n'est pas dans la zone de contamination des essais nucléaires de Reggane ? en 1966.
Anciens des essais nucléaires de Polynésie je suis trés étonné que personne n'aborde certains sujets.
1/ L'eau potable sur les sites de Hao, Fangateaufa et Mururoa.
Il est bon de savoir que l'eau destinée aux appareils de déssalement
d'eau de mer était prélevée dans les lagons. Que à Mururoa aprés le tir les distillateurs étaient remis en fonction dés que possible. Cette eau était distribuée dans le réseau. Donc cuisine, hygiéne etc........ Quad pense les anciens du SMSR et du SMCB ?
2/ Concernant l'atool de Hao si je comprends bien la zone aéro et la zone CEA est concernée par le texte de loi mais le matériel contaminés transitait par la route entre ces deux zones. Appelation de ces transports (TS) Transports Spéciaux, beaucoup de personnel participait, pompiers, personnel de la Compagnie de Soutien soit du 5éme RMP, du 502éme BCSP ou du 57éme BCSP, des civils du CEA, des gendarmes appartenant à la force de souverainneté. Certains portaient des dosimétres d'autres non.
3/ Dans les ateliers de Mururoa,Hao et D'Arué les véhicules,engins et autres étaient entretenus et remis en condition sans que l'on connaisse leurs origines. Certains dépannages se passaient directement en zones chaudes. Dans mon cas pas dosimétrie retrouvée.
4/ Les tirs souterrains avaiet malgré ce qui se dit beaucoup de problémes
Tir du 19/12/ 1978 à 8h00 heure locale fissures + geysers signalé par les observateurs aériens.
Tir du 19/12/1978 à 8h00 locale fissures + geysers
Tir du 01/03/1979 à 8h20 locale fuites.
Tir du 04/04/1979 à 9h05 locale fissures dans le lagon.
Tir du 18/07/1979 à 14h30 locale fissure de la dalle (point zéro).
Tir du 25/07/1979 à 8h55 locale le lagon se vide, Fagateaufa est touché, victimes à déplorer.
Tir du 28/07/1979 à 10h55 locale 80 milirads à 30 m d'altitude à h+25'.
Tir du 22/11/1979 à 10h12 locale 1 000 rads à 200m d'altitude, hélicoptéres et avion Neptune contaminés. Le bouchon de béton et d'agrégats c'est transformé en missile.
Je posséde ces information car pendant les tirs j'était doté d'un poste radio du CEA pour évantuellement intervenir avec des moyens lourds de dépannage.
Je suis certain que la liste serait encore plus longue si on collationnait sérieusement le vécu de tout les vétérans.
J'espére que Monsieur le rapporteur lira ces messages.
A votre disposition pour de plus amples renseignements
Bonjour,
Je voudrais apporter mon témoignage, qui n'est pas le plus terrible (par rapport à ceux qui sont morts), mais représente quelque chose qui a bien pourri ma vie.
En Polynésie, je n'étais pas à Muru ou Hao ou sur un bateau de la marine.
J'étais appelé du contingent (armée de l'air) à Tahiti (Faaa) en 1973.
Même si Tahiti est relativement éloigné de la zone de tir de Mururoa et Fangataufa, on voit qu'un certain nombre de zones ont été touchées à plusieurs reprises (sources militaires).
D'autres part, comme le disait très justement JL Sans dans le reportage, à Tahiti les produits agricoles de la zone de Taravao qui a été contaminée, sont acheminés en partie sur le marché de Papeete...
Ceci me fait penser à mon cancérologue (un éminent professeur) qui m'a dit il n'y a pas très longtemps :
" Vous étiez à Tahiti, c'est loin de l'explosion."
Alors, même les spécialistes peuvent se fourvoyer.
D'autre part, au cours de mon service, j'ai eu la mauvaise idée d'aller passer une semaine de permission aux Gambier (Mangareva), îles paradisiaques s'il en est, mais tout près de Mururoa, donc extrêmement polluée (23 retombées entre 1966 et 1974 - sources militaires).
Il y a quelque temps, au cours d'une réunion de l'association l'Aven dont je fais partie, le témoignage d'un ancien de la marine m'a vraiment ouvert les yeux :
En 1966, à bord du croiseur "De Grasse", sur lequel il exerçait, au cours du tir "Bételgeuse", malgré la mise en garde de la météo militaire de ne pas faire exploser la bombe à cause des vents mal orientés vers les Gambier (Mangareva), le commandement militaire n'en a pas tenu compte.
Résultat : Mangareva fut énormément contaminé.
Les responsables le savaient, ils ne devaient rien dire.
En 1973, je l'ignorai bien-sûr.
J'ai été pendant une semaine en contact avec tout un environnement radioactif.
En 1976, j'ai eu un cancer de la thyroïde.
Un malheureux hasard certainement!...
En tout cas, je pense que les conditions étaient bien réunies pour le favoriser.
Alors, lors d'une demande de pension militaire (refusée systématiquement), j'ai évoqué au médecin militaire orl de Percy le séjour d'une semaine aux îles Gambiers et la pollution de ces dernières.
Celui-ci m'a demandé "quel genre de pollution?", et puis m'a dit "de toute façon, vous êtes guéri".
Un : ceci me laisse perplexe sur les qualités d'expert de ce monsieur.
Deux : j'y suis peut-être (j'espère), mais quand à 25 ans on vous dirige vers l'Institut de Villejuif, ce n'est pas spécialement réjouissant, surtout que pendant des années, on est dans l'expectative et l'angoisse...
Voilà, le témoignage d'un simple appelé, à qui comme à tant d'autres, on a caché la vérité depuis des dizaines d'années.
Puisse l'Etat de reconnaître ce que les prédécesseurs n'ont pas fait, mais de façon effective et sans trompe-l'oeil.
Scandale le mot n'est pas trop fort cette scéance de vote. Le scrutin n° 402 est une honte et je m'explique sans .
Un groupe, le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche soit un effectif 204 élus c'est abstenu de voter. Ce groupe qui comme les autres déplore l'abstention des citoyens lors des différentes élections applique le principe faite ce que je dis mais pas ce que je fais. Résultat 151 abstentions, messieurs et mesdames il mieux valu voter contre cela serait plus clair pour les vétérans. Si actuellement vous siéger dans cette noble assemblée c'est surement parce que quelque part, soit au Sahara ou en Polynésie les 150 000 militaires et civils des essais nucléaires ne se sont pas abstenus de faire leur travail pour que en ce moment vous soyez dans un monde libre. En cet instant des hommes, des femmes et des enfants vour regardent. Expliquez vous! Le ferez vous là est la question?
Cette question s'adresse également au groupe Gauche démocrate et républicaine pour 1 abstention ainsi qu'aux députés n'appartenant pas à un groupe 3 abstentions.