Essais nucléaires... et les victimes ?

Essais nucléaires... et les victimes ?

Le 25 juin prochain sera discuté à l’Assemblée nationale le projet de loi relatif à la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français, déposé en mai par Hervé Morin, ministre de la défense. Il propose notamment d’indemniser les personnels civils et militaires dont la santé a été affectée par les radiations.
En effet, Entre 1960 et 1996, la France a effectué 210 essais nucléaires atmosphériques ou souterrains en Polynésie française et dans le Sahara algérien. L’obtention de cette indemnité est soumise à deux conditions : souffrir d’une pathologie « radio-induite » (comme une leucémie, un cancer broncho-pulmonaire, …) et avoir été exposé aux radiations au-delà du seuil de 50 milli sievert.
Depuis près de cinquante ans, des associations de vétérans des essais nucléaires réclament la création d’un fonds d’indemnisation. 18 propositions de lois de la majorité comme de l’opposition sont restées lettre morte depuis 2002. Ce projet de loi se substitue d’ailleurs à une dernière proposition de loi de la députée socialiste de Guyane : Christine Taubira. Pourtant, Michel Verger, président de l’AVEN, rappelle que 35% des personnes exposées  sont aujourd’hui atteintes de cancer.
Ce projet de loi apparait comme une véritable lueur d’espoir pour les victimes, mais comment expliquer le silence des autorités françaises sur ce sujet ?

Comment établir le lien de cause à effet entre la radioactivité présente sur les zones concernées et les maladies diagnostiquées ?

Les critères d’indemnisation de sont-ils pas  trop restreints et ne profiteront-ils pas qu’à un nombre très réduit de victimes ?

Connexion utilisateur

© 2008 LCP Assemblée nationale - Mentions légales - Contacter le webmestre - Assemblée nationale Assemblée nationale