Une fois de plus le monde médiatique s'est autorisé à fausser l'information.
On ne peut pas dire mensonge, car il est vrai que l'histoire et Géographie est mis en option en terminale S. Mais l'omission de dire que les heures de cours de ces matières sont reportées, donc ajoutées au programme de première, est la preuve de la volonté de tromper l'opinion de ceux qui ne se méfient pas; ceux dont veut croire la parole, les intellectuels.
Sur toutes les chaines de télévision, même rengaine en interrogeant les politiques ou surtout les historiens, "que penser vous de la suppression de l'histoire et géo en terminale S" ?
Il est temps que les média retrouvent de la dignité à dire la vérité et évitent de créer de la polémique stérile, mais nuisible à la nation. Le gouvernement a bien mieux à faire qu'à réparer les dégâts de communications médiatiques.
A mon niveau, je n'arrivais plus à savoir ce qui était envisagé, suppression ou déplacement d'heures. Hors débat de fond, déjà être au clair sur les projets, c'est effectivement le premier pas...
"Ceux qui ont oublié les leçons de l'histoire sont condamnés à les répéter".
Ce tassement des cours en 1ère signifie une régression culturelle, et justement, est-ce que ce n'est pas historiquement mauvais signe ?
A qui fera-t-on croire qu'il vaut mieux tout empiler d'une matière sur une année, pour enseigner autre chose l'année suivante ?
Pourquoi ne parle-t-on que de l'histoire-géographie et non des disciplines scientifiques (maths, physique-chimie, SVT) qui subissent une réduction drastique de leurs horaires en première S, sans compensation en Terminale S?
L'argument de "renforcer" le caractère propre de chaque filière n'est qu'un prétexte pour faire uniquement des économies sur la formation des lycéens. Pourquoi aucun journaliste n'est capable de voir ça? Si Arnaud Ardouin "ne comprend rien" comme il le dit, qu'il change de métier!
Pour avoir une idée de la qualité de connaissance de l'histoire-géo de nos futurs petits scientifique, il suffit de regarder la qualité de la connaissance de la langue francaise par nos jeunes. Quel comble pour un Francais ...
Tout d'abord bonjour (ou bonsoir).
Par rapport à cette réforme je ne comprends pas comment on peut la justifier par le fait de sauver la filière L. Certes celle-ci est en difficulté par rapport aux filières scientifiques et technologiques (voir des filières générales), et certes faire évoluer l'enseignement, ne serait-ce que pour maintenir le niveau de celui-ci, est nécessaire ; mais on ne diminue pas sa facture d'électricité en éteignant la lumière chez son voisin !?
De plus, et cela je l'ai toujours trouvé scandaleux, pourquoi parler de filière d'élite uniquement pour la filière S ? Certes, c'est sensé être la filière des sciences théoriques, mais je suis désolé les mathématiques et les sciences physiques ne sont pas tout dans la vie. Par exemple, en changeant un peu notre point vue et le temps consacré aux différentes matières, pourquoi ne pourrait-on pas considérer les filières générales et littéraires comme l'élite... des sciences sociales et humaines (histoire, géographie, politique, géopolitique, diplomatie, droit, économie, etc.) ? De la même manière les filières technologiques ne peuvent-elles pas être considérer comme l'élite des sciences appliquées ou de la techniques ?
Mais pour le moment ce ne peut être le cas connaissant le point de vue de la société qui veut que si tu ne sais pas faire des opérations complexes ou si tu ne sais pas tout* sur la physique dont tu n'auras pas forcément besoin au travail plus tard ou même dans les études supérieures où tu dérangeras ceux qui ont choisi la filière dès le départ mais qui devront "réapprendre" tout ce qu'ils savent déjà afin que tu puisses te mettre à niveau.
* : mais de manière très superficielle puisque c'est le rôle des filières technologiques d'approfondir des points particuliers en fonction de la filière choisie
Quelle éducation pour vos enfants ?
La réforme du lycée proposée par le ministre Luc Chatel dégrade les conditions de travail et d’apprentissage de vos enfants. Malgré le discours progressiste et rassurant du ministre, les conséquences de la réforme sont très inquiétantes.
1 - La réforme prévoit*
« Un accompagnement personnalisé de deux heures hebdomadaires [qui doit permettre de soutenir] l’élève dans la réussite de sa scolarité et l’aider à gagner en autonomie. »
La réalité
Que signifie un accompagnement personnalisé quand un professeur aura en charge un groupe de 15 à 30 élèves ? Pourquoi supprimer l’aide individualisée actuelle où un professeur a en charge au maximum 8 élèves ?
2 - La réforme prévoit
« L’instauration d’un tronc commun en première facilite les corrections de trajectoire : l’orientation au lycée devient progressive et réversible. (…) Ces stages s’adressent aussi bien aux lycéens de la voie générale que de la voie technologique qui désirent changer de voie ou de série. (…) Ils ont lieu durant l’année ou les vacances scolaires. »
La réalité
Comment un élève qui voudrait se réorienter pourrait – il rattraper plusieurs mois de cours en 2 semaines de stage ? Comment peut – on, dans un même temps, prôner l’allègement des horaires élèves et demander à un élève en difficulté d’enchaîner après 7 semaines de cours, deux semaines supplémentaires ?
3 - La réforme prévoit
« Le lycée que nous voulons c’est un lycée qui refuse tous les fatalismes, un lycée qui tire vers le haut tous les élèves, un lycée qui permet aux plus méritants d’atteindre l’excellence. »
La réalité
Comment atteindre cet objectif alors que le temps d’apprentissage des élèves diminue considérablement en seconde ? Cela correspond au minimum à 32 heures par an en français, de même en mathématiques, de même 16 heures en sciences physiques, de même 16 heures en SVT ; disparition de l’histoire – géographie obligatoire en classe de terminale S. Comment arriver à concilier la réduction du nombre d’heures sans un appauvrissement des contenus ?
4 - La réforme prévoit
« La représentativité des lycéens est améliorée. »
La réalité
Comment peut – on affirmer vouloir un lycée plus démocratique, lorsqu’on vide de son pouvoir décisionnel le conseil d’administration au profit d’un nouvel organe ( le conseil pédagogique ) où ne sont représentés que les enseignants et l’administration ? Qu’en est – il du rôle des lycéens et des parents ?
Luc Chatel vous dit :
« Le lycée de demain, le lycée au service de la réussite de chacun, nous le bâtissons ensemble… »
Le tout sans les élèves, sans les parents, sans les enseignants et sans moyens.
*Tiré de la brochure du ministère de l’Education Nationale Le nouveau lycée, repères pour la rentrée 2010.
Les enseignants grévistes ce jour du lycée Montgrand - Marseille