Quelle éducation pour vos enfants ?
La réforme du lycée proposée par le ministre Luc Chatel dégrade les conditions de travail et d’apprentissage de vos enfants. Malgré le discours progressiste et rassurant du ministre, les conséquences de la réforme sont très inquiétantes.
1 - La réforme prévoit*
« Un accompagnement personnalisé de deux heures hebdomadaires [qui doit permettre de soutenir] l’élève dans la réussite de sa scolarité et l’aider à gagner en autonomie. »
La réalité
Que signifie un accompagnement personnalisé quand un professeur aura en charge un groupe de 15 à 30 élèves ? Pourquoi supprimer l’aide individualisée actuelle où un professeur a en charge au maximum 8 élèves ?
2 - La réforme prévoit
« L’instauration d’un tronc commun en première facilite les corrections de trajectoire : l’orientation au lycée devient progressive et réversible. (…) Ces stages s’adressent aussi bien aux lycéens de la voie générale que de la voie technologique qui désirent changer de voie ou de série. (…) Ils ont lieu durant l’année ou les vacances scolaires. »
La réalité
Comment un élève qui voudrait se réorienter pourrait – il rattraper plusieurs mois de cours en 2 semaines de stage ? Comment peut – on, dans un même temps, prôner l’allègement des horaires élèves et demander à un élève en difficulté d’enchaîner après 7 semaines de cours, deux semaines supplémentaires ?
3 - La réforme prévoit
« Le lycée que nous voulons c’est un lycée qui refuse tous les fatalismes, un lycée qui tire vers le haut tous les élèves, un lycée qui permet aux plus méritants d’atteindre l’excellence. »
La réalité
Comment atteindre cet objectif alors que le temps d’apprentissage des élèves diminue considérablement en seconde ? Cela correspond au minimum à 32 heures par an en français, de même en mathématiques, de même 16 heures en sciences physiques, de même 16 heures en SVT ; disparition de l’histoire – géographie obligatoire en classe de terminale S. Comment arriver à concilier la réduction du nombre d’heures sans un appauvrissement des contenus ?
4 - La réforme prévoit
« La représentativité des lycéens est améliorée. »
La réalité
Comment peut – on affirmer vouloir un lycée plus démocratique, lorsqu’on vide de son pouvoir décisionnel le conseil d’administration au profit d’un nouvel organe ( le conseil pédagogique ) où ne sont représentés que les enseignants et l’administration ? Qu’en est – il du rôle des lycéens et des parents ?
Luc Chatel vous dit :
« Le lycée de demain, le lycée au service de la réussite de chacun, nous le bâtissons ensemble… »
Le tout sans les élèves, sans les parents, sans les enseignants et sans moyens.
*Tiré de la brochure du ministère de l’Education Nationale Le nouveau lycée, repères pour la rentrée 2010.
Ce qui est le plus "désespérant" c'est d'entendre parfois certaines personnes délarer que le capitalisme est le seul modèle viable et d'avancer comme argument qu'ils n'en connaissent pas d'autres. C'est également difficile de s'interroger sur le seul capitalismse sans prendre en considération les "paramètres" internationaux, le rôle potentiel de régulation des états. A la base le captalisme pourrait être considérer comme une méthode pour rassembler des capitaux permettant de créer des entreprises, et la dessus vient se greffer les aspects humains en particulier la cupidité. Par quel bout prendre le problème, les instabilités économiques, les besoins de développement des pays pauvres, le "bien objectif de l'homme" ? Le couple PIB croissance à l'évidence ne garantit pas les possibilités d'absorbtion des "marchés". C'est quand même au moins pour moi un "sacré" sac de noeuds...
Sauf erreur, à l'occasion du discours d'ouverture du sommet de Davos, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il fallait remettre l'économie au service de l'homme. C'est noté...
Il faut bien comprendre ce que signifie la phrase "abattre ce modèle" : c'est en chacun de nous que ce modèle est incrusté, et c'est en chacun de nous qu'il faut faire du nettoyage. Par exemple vouloir un placement financier qui rapporte beaucoup ou acheter un logement pour le louer ou se mettre en compétition dans son travail pour gagner plus sont des comportements capitalistes qui entrainent des effets néfastes pour les autres mais aussi pour soi même. C'est en prenant conscience de cela que nous pourrons ensemble construire une autre société. Voila un beau programme politique ....
Sans être totalement séparés, capitalisme et industrie ouvrent des possibilités de "regard" différentes. Difficile de concevoir la sidérurgie sans industrie, cependant j'ai en mémoire les images d'un atelier de confection en Chine où des dizaines de femmes se trouvaient à l'ouvrage, les besoins réels en terme d'habillement justifient-ils des productions industrielles? Dans le cas du reportage que j'avais vu, l'essentiel de la production reposait sur de la manufacture, et la mécanisation se limitait aux machines à coudre. Je ne cherche pas à dire que dans le cas de la production automobile, la fabrication des carrosseries devrait redevenir manuelle. Toutefois, souvenirs d'enfances, il y avait un forgeron dans un village de moins de 1000 habitants, deux épiceries, deux boulangeries, je ne suis pas toutefois un nostalgique, mais à l'heure du "bonheur intérieur brut" je pense que nombre de personnes devraient prendre conscience de leurs schéma de raisonnement technologico-industrio-etc...
Je crois me souvenir également que dans les épiceries du village on ne trouvait pas d'huile de coude, ce qui justifie pleinement la hiérarchie de l'urbain sur le provincial.
Tous les politiques clament haut et fort qu'il faut changer le mode de fonctionement de notre société ... mais ils font l'inverse.
Croire que l'économie marche à l'incitation est faux.
Ce qui n'est pas imposé n'est pas appliqué.
Regardez les 35 h les entreprises ont profité des avantages réduction des charges sociales mais ont ignoré d'embaucher des salariés.
Si les 35 h n'ont pas fonctionné c'est la faute au patronat.
Cet exemple est typîque les entreprises cherchent dans toute loi le moyen d'augmenter leur bénéfice en contournant les contraintes.
Les entreprises se délocalisent même logique quand les avantages fiscaux et sociaux arrivent à terme, elles vont ailleurs.
Si le capitalisme n'est pas réformé rapidement, nous irons vers une Révolution. Car l'inégalité a pris le dessus de tout. Si la majorité des Français ne peuvent plus survivre dans cette France capitaliste alors elle se révoltera. Nos banques s'engraissent sur notre dos par maintes manipulations ou tromperies. Les salaires n'ont plus aucun rapport avec le coût de la vie, les dirigeants se versent des Primes démesurées et le bas de l'échelle crève de faim. Est-ce que le capitaliste serait d'épourvu d'humanité? Il y a eu une révolution pour moins que çà déjà.
Partout, dans chaque transaction, achat le citoyen français est contraint de chercher l'arnaque ou les pièges qui profitent aux gros capitaux. Cà ne pourra plus durer longtemps ainsi.
Pourquoi ne jamais évoquer la troisième voie économique : l'Economie Distributive ?
Le capitalisme engage en permanence une course à la concurrence pour, et c'est la raison majeure, faire tomber les rentes de profit permanent. La solution ( dans cette course ) réside encore et toujours dans la baisse perpétuelle des coûts. Ceci d'abord en utilisant l'échelle de production et/ou la technologie, ensuite en utilisant les différences de valeurs entre les monnaies et/ou les différences de paiement du taux horaire du travail entre les pays.
Eh bien, maintenant on peut dire que le système a décroché la timbale ( en or). Nous sommes arrivés à un point où il met en concurrence des pays où la rémunération horaire du travail des ouvriers est de 15 euros l'heure environ ( l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord ) avec des pays du Sud ou émergents où cette heure est rémunérée 0,5 euros l'heure seulement.
Et comme la concurrence des coûts ramène inéluctablement les coûts élevés vers le bas, on voit maintenant les perspectives d'évolution des pays capitalistes. Rien pour le travail et quasiment tout pour la finance.
La politique devrait se charger à la longue de rediriger l'ensemble de l'économie vers une meilleure répartition des richesses. Problème: elle est partitionnée en pays ou zones économiques, comme l'Europe, alors que le capitalisme est international et que le problème des paradis fiscaux n'est pas encore réglé. Quand je pense que ces paradis existaient même aux portes de Paris sous Louis XIV ou au 19 ème siècle. On voit encore que l'abolition du capitalisme ( car c'est de cela qu'il s'agit maintenant que l'on évolue lentement mais sûrement vers des coûts horaires bas exorbitants ) n'est pas pour tout de suite. L'écologie nous enseigne que la Terre ne saurait nourrir que des riches, il est à craindre que le capitalisme utilise la pauvreté qu'il sème pour protéger la Terre.
L'esprit fondateur du capitalisme, c'était investir de l'argent dans une entreprise en laquelle on croit pour l'aider à se développer et profiter de son développement.
Le capitalisme aujourd'hui est devenu spéculatif et non investisseur : le système s'engraisse sur le dos de l'économie réelle et fonctionne sur le principe d'une prime à la réactivité : Le plus réactif, le professionnel de la finance avec ses gros ordinateurs, empoche les bénéfices, et les moins réactifs, investisseurs, états et particuliers, épongent les pertes. Plus les cours fluctuent, plus les financiers s'enrichissent.
=> Pour en limiter les dérives, il faut revenir à l'esprit d'origine, placer de l'argent dans la durée, commencer par bloquer les placements 1 heure, 1 jour, 1 mois, et vous verrez que les cours se stabiliserons et seront à nouveau le reflet de la vrai valeur des entreprises.
J'ai regardé, écouté et ce débat m'a laissé sur ma faim. J'aurais aimé que le peloton d'exécution du capitalisme soit plus disert et étaye un mieux ses arguments, et surtout formule l'alternative. Or, rien de sérieux, la jeune femme, comédienne semble ne pas savoir de quoi il faut se plaindre. Elle même en vendant son talent contre un cachet est dans le système capitaliste. Au nom de quoi, elle recevrait une rémunération d'un système collectiviste qui selon elle serait plus attentif à la "culture" des peuples.
"Regardez les 35 h les entreprises ont profité des avantages réduction des charges sociales mais ont ignoré d'embaucher des salariés. Si les 35 h n'ont pas fonctionné c'est la faute au patronat. Cet exemple est typîque les entreprises cherchent dans toute loi le moyen d'augmenter leur bénéfice en contournant les contraintes. Les entreprises se délocalisent même logique quand les avantages fiscaux et sociaux arrivent à terme, elles vont ailleurs."
"herve jouffroy Jeudi 28 janvier, 17H54
Il faut bien comprendre ce que signifie la phrase "abattre ce modèle" : c'est en chacun de nous que ce modèle est incrusté, et c'est en chacun de nous qu'il faut faire du nettoyage. Par exemple vouloir un placement financier qui rapporte beaucoup ou acheter un logement pour le louer o.u se mettre en compétition dans son travail pour gagner plus sont des comportements capitalistes qui entrainent des effets néfastes pour les autres mais aussi pour soi même. C'est en prenant conscience de cela que nous pourrons ensemble construire une autre société. Voila un beau programme politique ..
Il n'y a rien d'indécent à construire un logement pour le louer, c'est rendre un service contre rémunération. Agent commercial, je vendais mon talent de négociateur aux entreprises, où est le problème. Chaque salarié qui offre son travail doit négocier sa rémunération. Mais, les syndicats ont tellement insisté pour codifier le système sur la base de l'égalitarisme, que l'équilibre est rompu et que en effet, sous prétexte de rentabilité, le salarié a perdu de sa valeur, car il est devenu souvent trop onéreux au regard de la compétitivité.
Exemple simple et basique, deux produits identiques sur un étalage, vous achetez en majorité le moins cher, seul un petit nombre pensera que le plus cher est meilleur, et pourtant il faut bien que le producteur du plus cher puisse vivre aussi.
Avec un peu de bon sens, on peut dire qu'il faut agir contre les abus du capitalisme financier, cela veut dire "faire la part des choses".
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Le capitalisme est un système économique et social. Or, étant donné que la sphère politique est co-constituée de la sphère économique et de la sphère sociale, le capitalisme se forge et s’est forgé, une place au sein de cette sphère dernière. Pour paraphraser Gilles Deleuze, tout régime politique, indifféremment de son type (e.g. démocratique, autoritaire etc…) est un modèle de réalisation de l’axiomatique capitaliste. Cette vision du politique instrumentalisé offre une image peu réjouissante, puisque si tel est le cas, le changement du système capitaliste semble congénitalement voué à l’échec. Cependant, si ce système ne peut être remplacé, au sens strict, ce dernier pourrait « souffrir » une transformation endogène. En ce sens, le processus décisionnel, le partage des pouvoirs, pourraient être redéfinis. La sphère politique mondiale, non encore sous une emprise capitaliste effective – dont la préservation de son autonomie est due aux mécanismes démocratiques et constitutionnels – pourrait dès lors (aux antipodes de la conception deleuzienne) envisager un plan d’action visant à régulariser le capitalisme. Le capitalisme n’étant pas circonscrit à un territoire, à un Etat, son ubiquité ne peut qu’appeler à une action politique globale.
La question même ici présente n'a à mes yeux pas lieu d'être et n'est sans nul doute pas la raison même des maux illustrés entre autre par cette fameuse crise financière............ le capitalisme en soi est vieux comme le monde et inhérent à l'Homme en société, autrement dit, l'éradiquer c'est tenter l'impossible.
Le communisme, quant à lui, n'est qu'une critique du capitalisme et n'a de raison d'être que par l'existence de son opposé.
C'est le capitalisme poussé à son extrême appelé libéralisme, voir ultra libéralisme qui est exclusivement la cause.
Poser la question ici dans ces termes, c'est s'entêter à ne pas vouloir solutionner mais entretenir ce libéralisme en pointant faussement du doigt son géniteur: le capitalisme.
Temps que la priorité nous sera de donner raison au court terme et l'opportunisme dévergondée, nous n'aurons de cesse de nous perdre en questionnement sans réponse.
Même si durant un temps, ce même libéralisme nous est inégalement profitable, le revers de médaille se fera sentir bien durement par l'émergence des pays tels que la Chine, le Brésil, l'Inde qui feront usage de ce même libéralisme sans sentiment............. une arme qui se retourne contre nous.
L'un des seuls avantages de leur émergence, c'est la fin de l'hégémonie du gendarme du monde et le retour du multipolarisme qui ne pourra certes mettre fin à nombre de maux mais les amoindrira.
Pour ce qui est de l'altermondialisme, même si l'on pourrait en dénoter la bonne intention, jusqu'à ce jour aucune proposition concrète et réalisable au plus vite n'est donnée.