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Ca vous regarde
| Copenhague : les raisons d’un échec |
Chantal Odidier le 4/2/10, 20H53 |
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La conférence des Nations Unies tant attendue sur le climat s’est ouverte le 7 décembre dernier à Copenhague. Celle-ci avait pour objectif affiché d’aboutir à un nouveau traité post-Kyoto. Ratifié par 175 pays, à l’exception notable des États-Unis, ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques était entré en vigueur en 2005. Il prévoyait une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. La réunion de la convention de l’ONU sur les changements climatiques, close ce week-end, devait conduire à un nouvel accord international couvrant la période 2013-2017.
A l’issue du sommet, l’accord de Copenhague comprend quelques acquis mais est très loin d’avoir confirmé les objectifs chiffrés et contraignants que beaucoup avaient espérés. Il s’agit en fait d’un accord général sur la nécessité de contenir la hausse de température globale à 2°C. Aucun accord n’a émergé concernant la mise en place d’une organisation internationale de contrôle. Parmi les pays industrialisés, les USA n’ont pas laissé prévoir d’évolution au delà de ce qui a déjà été annoncé, à savoir -4% en 2020. Bien que l’Europe ait été très présente durant les négociations, une réelle position commune est encore à définir. La Chine n’a pas donné de garantie ferme.
Jean-Louis Borloo l’a lui-même reconnu, il est impossible de parler de succès de la Conférence de Copenhague. Les optimistes retiennent leur attention sur le fait qu’un processus de construction commune a été initié. Une conférence à Bonn en juin 2010 fera le point sur les avancées concrètes initiées fin 2009, tandis qu’un réexamen global de l’accord de Copenhague est déjà prévu pour 2015. |
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